Un terme, des fins

Exif_JPEG_PICTUREJ’ai longtemps pris un nouveau départ au début du mois de novembre, le calendrier m’incitant chaque année à trouver un prétexte. Puis, j’ai mis un terme au malentendu, plus précisément sur celui-ci. Il n’y avait d’ailleurs qu’un mot à mettre dessus, alors que j’en utilisais deux par erreur. Une fois le fin mot dévoilé, le quiproquo devenait évident, passant à cette occasion de mal à « bien entendu ». Quoi qu’il en soit, j’avais toujours parfaitement compris les annonces de la présentatrice météo. Simplement, tous les 2 novembre, je croyais fêter la Saint Des fins au lieu des défunts pour lesquels, soit dit en passant, il n’existe pas de Saint. Sans doute parce qu’on les avait tous célébrés la veille, mais c’est une autre histoire !

Avouez que j’ai des circonstances atténuantes. La mort est bourrée de contradictions, capable d’une logique implacable et de paradoxes déconcertants. Un jour, sur les conseils d’un ami, je me suis adressé à elle dans une missive pleine de vie restée lettre morte. J’aurais dû m’y attendre.

Si la mort récidive, elle change toujours de victime. Elle ne bégaie pas. Et pourtant, jugez plutôt : avec elle, point de point de départ. C’est à la fois une fatalité et pas une fin en soi pour la foi. Une fin de soi malgré tout, et malgré soi ça va de soi.

On amorce sa vie à faire ses premières armes que l’on saisit, gauche, plein de maladresse. Et on finit par passer l’arme à gauche. Mais bon sang, dans ce cas, pourquoi l’avoir placée un jour à droite ? Par ailleurs, si l’existence démarre sur les chapeaux de roue, autrement dit par une sacrée entame, voire une entame sacrée couronnée par le sacrement du baptême, on finit souvent sacrément entamé.

Evidemment, quand on veut réussir un texte sur la mort, mieux vaut choyer son dénouement et ménager le lecteur qui peut opposer, comme elle, une fin de non-revoir. Cela étant, je suis au regret de vous indiquer que je n’ai rien préparé. Après tout, choisissez ! Au « chut ! » de l’impossible retour, optez pour une chute de tous les possibles !

Au lieu de vous laisser sur votre faim, le texte vous permettra ainsi de rester sur votre propre fin.

 

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A propos Mathieu Jaegert

...là où vont mes mots.
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